Castlevania Belmont's Curse
Le retour du lattage de vampires
Hello les gens !
12 ans après les massacres que furent les jeux du reboot "God of War-esque" Lord of Shadows, la licence Castlevania revient sur le devant de la scène avec un nouvel épisode développé non pas par Konami mais par Evil Empire, au doux nom de Belmont's Curse.

Ce jeu se déroule 23 ans après les événements de Catslevania 3 Dracula's Curse, et 20 ans après Curse of Darkness qui est sa suite directe, et ont servi de base narrative à l'anime Castlevania sur Netflix.
Nous incarnons ici Rose Belmont, fille de Trevor Belmont et Sypha Belnades, cette dernière étant morte en couche pour donner naissance à notre héroïne, non sans lui laisser en héritage un jeu de Tarot magique qui nous accompagnera tout au long de notre aventure, le but ici étant d'arrêter une attaque de monstres qui ravagent Paris en l'an de grâce 1499.

On est ici sur du bon gros Metroidvania à l'ancienne, quoi qu'un peu linéaire, ce qui en soit c'est pas déconnant au vu du passé de la saga, les seuls épisodes s'approchant du genre Metroidvania tel qu'il fut redéfinit dans les jeux actuels étant Symphony of the Night et les "Sorrow" sur GBA et DS.
On va donc devoir aller de zone en zone, affronter des hordes de mobs à coups d'épée, de claymore, de lance, de cestes ou de fouet (on reviendra sur le système de combats), enchaînant ainsi les aller-retours pour explorer Paris et ses alentours (et ses catacombes), ainsi que le célèbre Château de Dracula qui remplacera assez vite la Cathédrale de Notre Dame une fois les trois premiers boss savatés.

Les combats ne nous feront clairement pas de cadeau, que ce soit les hordes d'ennemis de base comme les zombies, squelettes, gargouilles, harpies, crânes spectraux et autres créatures habituelles de la licence, mais également ses Boss, que ce soit les têtes connues de la saga comme Médusa et La Mort, ou des nouveaux venus comme La Guerrière et le Déchu, le casting ravira les vieux de la vieille comme moi.
Heureusement, Rose ne part pas sans rien, malgré la malédiction qui l'afflige (je vous laisse le soin de découvrir manette en main de quoi il s'agit), c'est qu'elle sait se battre la petite, que ce soit les 7 types d'armes jouables pour autant de gameplays différents, vous en aurez forcément une qui ravira votre cœur, de la paire d'épées à la grosse claymore, en passant par les cestes (des gantelets de combat), ou bien évidemment le bon vieux fouet (Jacques Ze Whipper n'a qu'à bien se tenir), il y aura forcément une arme faîte pour vous.

En plus de ça, fidèle à l'héritage de sa mère, Rose manie également la magie, via une mécanique à mi-chemin entre celle de la récolte d'âmes de Soma Cruz dans Aria of Sorrow, et du Dual Set-Up System de Nathan Graves dans Circle of the Moon, les cartes de Tarot de Rose lui permettant de lancer de nombreux sorts, de la boule de feu au lancer de croix boomerang, en passant par de la pétrification, et bien d'autres, on les obtient en rencontrant ou en battant les personnages référencés par les dites cartes, et nous pouvons les améliorer via des petits défis à effectuer.
Le tout offrant ainsi un gameplay nerveux, bien qu'extrêmement exigeant, que ce soit en combat, ou aussi côté exploration avec de nombreux pièges qui attendent les joueurs qui n'arrivent pas à timer correctement leurs sauts ou leur traversée en grappin.

Sur le plan visuel, Evil Empire a choisi de nous proposer un jeu en 2.5D, donc exploration en 2D, avec des modèles de personnages intégralement faits en 3D avec un Character Design pas mal inspiré de l'anime Netflix, apportant ainsi un certain dynamisme, le tout souligné par une animation de toute beauté, on peut toutefois déplorer que la surmultiplication d'effets visuels à l'écran peut parfois gêner la lisibilité du jeu, surtout si vous jouez sur un support portable type Steam Deck.
Côté musique, c'est le musicien ASADI déjà responsable de l'OST de Rogue Prince of Persia qui est à l’œuvre, reprenant les thèmes musicuax classiques de la saga en mélangeant Metal, Electro, et instruments plus symphoniques, le résultat final divisant énormément la communauté et la presse spécialisée, pour ma part c'est un grand OUI, la musique claque, tout en modernisant des thèmes musicaux qu'on connaît depuis 40 ans, et putain que ça fait plaisir !
Avant de conclure, j'aimerais faire un crochet autour des avis Steam sur le jeu, le jeu ayant une notation "moyenne" avec 69% d'avis positifs, beaucoup de joueurs déplorant la musique, ou alors l'absence de "Voyage Rapide" et de "Quicksave", mais surtout la "linéarité" relative du jeu, et j'ai juste une question pour eux : vous avez touché à un Castlevania autre que Symphony of the Night ou les Sorrow dans votre vie ou ça se passe comment ?
Tous les jeux de la licence sont très linéaires, très peu d'entre eux correspondent réellement à ce qu'on considère aujourd'hui comme des "Metroidvania", et ce jeu s'en rapproche plus que la majorité des jeux de la licence, tant on va devoir fouiller la map de fond en comble pour obtenir tous les secrets possibles et imaginables pour obtenir la True Ending du jeu (car oui, ce jeu respecte la tradition de proposer une Mauvaise Fin, une Fin Moyenne, et la Vraie Fin qui demande d'avoir 100% le jeu).
Et bon, l'absence de "Quicksave", bah ya toujours eu des Points de Sauvegarde et on continue de les avoir, les remplacer par des "Quicksaves" c'est risquer de se mettre à dos les vieux de la vieille, même chose pour l'absence de "Voyage Rapide" qui oblige à faire des aller retours et surtout bien tout explorer, les gens se plaignent donc de ce Castlevania car il garde les mécaniques classiques de Castlevania...

Pour ma part, c'est un grand oui, j'avoue avoir pleuré devant ce jeu, non pas de rage comme beaucoup auraient pu s'y attendre, mais de joie, car pour la première fois depuis 2010 on a ENFIN un BON jeu portant le nom Castlevania, redonnant ses lettres de noblesse à une licence qui a disparu dans les bas fond depuis la purge que furent les Lords of Shadow.
Evil Empire a livré ici une véritable lettre d'amour à la licence, reprenant des éléments visuels et de gameplay d'un peu tous les jeux afin de nous offrir un best-of de ce qu'a proposé la licence dans son existence, ok ce n'est pas parfait, mais putain j'ai envie de me taper les 200 bornes qui me séparent de Bordeaux pour aller personnellement les remercier tant ils ont su gérer le truc.

Clairement, je pense que ce jeu est mon GOTY 2026, il est exigeant, il est beau, il est dynamique, la musique m'a clairement tapé dans l'oreille, il s'inscrit dans l'héritage de la Chronologie originale de la Saga tout en faisant le lien avec la série Netflix pour permettre aux nouveaux venus d'aisément raccrocher les wagons, bref un Castlevania fait par des fans pour des fans de la saga !
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