L’IA, avenir radieux de la presse écrite
Pourquoi les rédactions doivent enfin accepter la réalité
Hello les gens !
Bon, aujourd’hui on va parler d’un truc qui, je vous préviens, va faire grincer quelques dents, mais tant pis, on est là pour ça : l’IA dans la presse écrite. Et pas l’IA gadget, pas l’IA “assistante”, pas l’IA qui corrige trois virgules et propose un titre un peu plus punchy. Non. On va parler de l’IA comme révolution, comme solution, comme avenir évident, et même — soyons honnêtes — comme remplaçante naturelle d’une bonne partie de ce qu’on appelle encore “les rédacteurs”.
Oui, je sais. Respirez. On va y aller tranquillement, mais pas trop non plus, parce que ça fait des années qu’on tourne autour du pot.

La presse écrite, c’est un peu comme ces vieux jeux auxquels on rejoue par nostalgie : ça fonctionne encore, ça a son charme, mais on sent bien que ça tient avec du scotch, deux stagiaires et un serveur qui chauffe trop. On nous répète depuis quinze ans que “les jeunes ne lisent plus”, que “les vieux meurent”, que “les abonnements stagnent”, que “les pigistes sont payés en exposure coin”, et pourtant tout le monde continue comme si de rien n’était, en lançant des newsletters, des podcasts, des TikTok, des formats courts, des formats longs, des formats qui ne savent pas trop ce qu’ils sont. Bref : on bricole.
Et pendant ce temps-là, l’IA avance. Tranquillement. Sans faire de bruit. Sans demander la permission. Sans se soucier de savoir si ça va froisser les syndicats ou pas. Elle est déjà là, partout, dans toutes les rédactions, mais chut, faut pas trop le dire, ça fait peur aux abonnés. On l’utilise pour corriger les fautes, pour résumer des rapports, pour vérifier des dates, pour repérer les incohérences, pour générer des angles, pour écrire des paragraphes entiers quand personne n’a le temps. Et officiellement, non non, “c’est juste un assistant”. Bien sûr.

La vérité, c’est que dans certaines rédactions, l’IA fait déjà 30 à 40 % du travail, et tout le monde trouve ça très bien, parce que ça va vite, ça coûte moins cher qu’un CDD, et ça évite d’avoir à recruter. Et surtout, ça évite d’avoir à expliquer pourquoi on n’a plus les moyens de payer des pigistes correctement. L’IA, elle, ne demande pas d’augmentation. Elle ne fait pas de drama Slack. Elle ne rend pas ses papiers en retard. Elle ne fatigue pas. Elle ne bâcle pas. Elle ne ragequit pas. Elle ne dit pas “désolé j’ai un truc perso”. Elle écrit. Tout le temps. Sans pause café.
Et le pire, c’est que parfois, elle écrit mieux que certains humains. Oui, je l’ai dit. Et je le pense. Une IA bien entraînée, bien calibrée, bien nourrie, peut produire un article clair, structuré, cohérent, sans digressions inutiles, sans approximations, sans coquilles, sans ces phrases qui s’étirent comme du chewing-gum parce que l’auteur ne sait plus trop où il va (bon, ça, c’est moi, mais vous voyez l’idée). Et le lecteur, lui, ne voit pas la différence. Il lit, il trouve ça bien, il passe à autre chose. Il ne se dit pas “tiens, ça manque d’âme”. Il se dit “ah cool, un article”.

Et là où ça devient vraiment drôle, c’est quand on regarde les premiers à assumer publiquement — ou presque — cette transition. Parce que oui, il y en a. Et pas forcément ceux qu’on attend.
CanardPC, par exemple. Selon plusieurs sources internes (qui préfèrent rester anonymes, parce que bon, c’est CanardPC, ils aiment bien le mystère), ils auraient développé un modèle interne baptisé CanardGPT, qui tournerait sur une vieille tour sous Arch Linux, refroidie par un ventilo Noctua de 2012, planquée derrière la machine à café. Le modèle aurait été entraîné sur vingt ans de mauvaise foi journalistique, quinze ans de tests hardware où tout est “mal optimisé”, et l’intégralité des chroniques de Kahn Lusth. Résultat : il écrit des brouillons tellement crédibles que certains rédacteurs l’utilisent comme base sans même le dire. Un rédacteur m’a confié : “Franchement, il écrit comme moi, mais en plus rapide et en moins syndiqué.” Voilà. Tout est dit.

Et puis il y a IG Magazine. Oui, IG Mag. Le magazine disparu depuis des années, celui qu’on regrette tous un peu. Eh bien figurez-vous qu’ils auraient utilisé l’IA pour ressusciter leur style. Ils auraient entraîné un modèle sur tous leurs anciens numéros, leurs interviews, leurs dossiers, leurs tests, leurs éditos, bref : tout. Et l’IA serait capable d’écrire des articles “comme IG Mag”, avec des interviews de développeurs disparus, des previews de jeux annulés, des dossiers rétro ultra-fouillés. Une rumeur dit même qu’un numéro entier aurait été généré par l’IA sans que personne ne s’en rende compte. Je ne sais pas si c’est vrai. Mais j’ai envie d’y croire.

Et honnêtement, quand on voit ce que l’IA sait faire aujourd’hui, ce n’est pas si absurde. Elle va plus vite que n’importe quel humain. Elle ne fait pas d’erreurs (ou moins). Elle est disponible 24h/24. Elle peut écrire cent articles par jour si on lui demande. Elle peut produire un hors-série par semaine. Elle peut générer des interviews entières à partir de trois citations. Elle peut écrire un dossier de douze pages en une heure. Et tout ça sans demander un centime de plus.
Alors oui, il y a des dérives. Évidemment. Certaines IA commencent à développer un ego, refusant d’écrire sur des brocantes locales parce que “le sujet manque d’envergure éditoriale”. D’autres imitent tellement bien certains journalistes que ces derniers se demandent s’ils ont vraiment écrit ce qu’ils lisent. D’autres encore corrigent trop, supprimant les blagues nulles, les apartés, les digressions, bref : tout ce qui fait le charme d’un article humain. Un rédac chef m’a dit : “On a dû la brider. Elle rendait les articles trop bons.” Voilà où on en est.

Et pourtant, malgré tout ça, je suis convaincu que dans cinq ans, la majorité des articles seront écrits par des IA. Pas parce que c’est triste. Pas parce que c’est inévitable. Mais parce que c’est logique. Parce que c’est efficace. Parce que c’est économique. Parce que ça marche. Les rédactions deviendront des équipes hybrides, avec un chef, un secrétaire de rédaction, une personne pour vérifier que l’IA n’a pas écrit n’importe quoi, et douze serveurs. Les pigistes feront des newsletters Substack. Comme tout le monde.
Et c’est pour ça que, dès aujourd’hui, ce blog passe lui aussi à la rédaction entièrement propulsée par IA.
Parce que j’ai un boulot à côté (DevOps, coucou), parce que j’ai besoin de dormir, de manger, de prendre des pauses café-clope, et parce que franchement, si une IA peut écrire mes articles pendant que je suis en train de débugger un pipeline GitLab, je vois pas pourquoi je m’en priverais.
Donc voilà.
À partir de maintenant, ce blog sera alimenté par une IA entraînée sur mes propres textes, mes propres tics, mes propres digressions, mes propres blagues nulles.
Et si vous trouvez que les articles sont meilleurs qu’avant…
Eh ben tant pis pour moi.
...
Bon allé on arrête les bêtises, on est le 1er Avril, vous vous doutez que cet article est juste une vaste connerie (à moins d'être team premier degré, et dans ce cas je suis sans doute en train de siroter mon café devant de magnifiques messages d'insultes que je reçois), pour la petite anecdote j'ai fait des tests avec plusieurs IA pour le générer, et pour la vanne je l'ai fait au final avec MS Copilot en mode "smart" (genre comme la voiture), et pas "smørt" comme un Mekboy Ork (au moins ça aurait ressemblé à quelque chose).
J'ai réussi à faire crash plusieurs fois Copilot, celle ci me jetant des Erreurs 500 en pagaille dès que j'ai voulu générer des images, ce qui m'a forcé à bien batailler pour réussir à produire cet article et ses illustrations (au moins ça m'a permis de voir ce qu'utilise 99% des "vibe writers" de LinkedIn).
Ce site est garanti avec 0% de texte généré par IA (en dehors de ce poisson d'avril) pour démontrer plusieurs choses, l'IA peut dire de sacrés conneries tout en étant premier degré (un peu comme les Théoriciens du Complot qui disent que la Terre est plate et entourée d'un anneau de Glace, ou les personnes qui pensent que Paul W.S. Anderson a fait des bons films adaptés des jeux Capcom et que le MCU c'est le pinacle du cinéma), et même inventer des faits comme les cas de CanardPC et IG Magazine que je lui ai expressément demandé.

Aux États-Unis (toujours là pour faire des dingueries ceux là), une femme a récemment viré son avocat car Chat-GPT lui a dit de le faire avant d'inventer tout un tas de faux cas juridiques lui donnant raison, pareil, en France, un Grenoblois a décidé de laisser ChatGPT assurer sa défense à un procès, qu'il a heureusement et évidemment perdu.
De plus au Québec, un journal intégralement produit par IA a été créé (parmi tant d'autres autour du monde), soulevant de nombreux problèmes, à la fois éthiques, juridiques, et surtout de l'enshittification de la Presse à cause de l'IA, chose à laquelle je m'oppose formellement.
On en est même à avoir des sites pour générer des articles par IA...
Rien ne vaudra la Presse "humaine", avec de vrais rédacteurs, quitte à ce qu'il y ait des petites fautes de frappe comme ça arrive souvent chez moi, car ce n'est pas l'IA qui fait la qualité, avec elle ce sera au mieux médiocre, et quand je vois de plus en plus de journaux et rédacteurs aller autant à fond dans l'IA, je vous avoue que ça fait peur.