Ces séries secondaires qui réinventent leur licence
Comment ça Mario est un RPG ???
Hello les gens !
Quand je vous dis Mario, vous pensez à du jeu de plateforme (ou à la limite du kart), mais si je vous disais que pour une partie du public ça évoque d'autres genres de jeu ? Allons zieuter ça ensemble.

Bon, on commence avec notre plombier italien moustachu préféré, on l'a connu dans des jeux de plateformes, de kart, de sport, de baston avec les Smash, mais connaissiez vous Mario en version RPG ?
Tout d'abord on a eu Super Mario RPG sur SNES en 1996, développé par Square (et non, c'était pas encore Square Enix à l'époque), on était sur du pur JRPG en vue Isométrique (merci le fameux Mode 7 de la SNES) avec du pur combat de JRPG en tour par tour à l'ancienne.
Le jeu n'avait pas rencontré de grand succès, mais ça a planté une petite graine dans la tête de Nintendo, qui a mûri au fil des années, et a amené deux sous-licences de RPG à notre plombier, les Paper Mario d'un côté sur console de salon, et les Mario & Luigi sur consoles portables.
Les deux restent des RPG au tour par tour, prenant place dans des settings différents, et dnc évidemment des gameplays différents, quand j'étais jeune c'est d'ailleurs du côté de Mario & Luigi que j'ai passé le plus d'heures sur des jeux estampillés Mario avec Mario & Luigi Superstar Saga sur GBA.

On continue avec une autre licence Nintendo bien connue, les Pokémon, cette série de jeux pour collectionneurs compulsifs avec son Pokédex à compléter, vous connaissez sans doute le spin-off Donjons Mystères qui transforme la licence en Dungeon Crawler Roguelite, mais saviez vous qu'à la base Donjons Mystère venait de Dragon Quest ? (vous l'aviez pas vue venir celle la)
Baptisée Fushigi no Dungeon au Pays du Soleil Levant, c'était à la base du pur Roguelike développé par Chunsoft, démarrant en 1993 avec Torneko no Daibōken: Fushigi no Dungeon, un jeu faisant office de suite directe à Dragon Quest IV où on joue le personnage de Torneko qui décide d'arpenter des donjons pour acquérir toujours plus de richesses.
Voyant ici un filon, Chunsoft créera par la suite sa propre licence, Shiren the Wanderer, reprenant à chaque jeu le principe des Donjons Mystères, tout en continuant les collabs à droite à gauche avec Dragon Quest puis Pokémon, et même plus tard avec nos amis les Chocobos de Final Fantasy.
Ce qui est né comme un spin-off de Dragon Quest est devenu la série secondaire de Pokémon la plus populaire, et la source d'inspiration principale de nombreux jeux modernes.

Côté Megaman, on connaît tous les deux séries principales, Megaman et Megaman X, qui sont tous les deux des jeux de plateformes hardcore, mais connaissez vous la série Megaman Battle Network ?
Connu au Japon sous le nom de Rockman.EXE et se déroulant en 200X, ici Megaman n'est pas un robot, mais une sorte de Tamagotchi ultra avancé appelé un NetNavi, et utilisé par un gamin de 11 ans nommé Lan Hikari (oui les noms qui évoquent des termes issus de l'informatique sont légion).
Ici point de plateformes, mais un Deckbuilder Tactique, où nos cartes créent des armes ou des alliés pour Megaman, se battant en temps réel contre ses ennemis, tous les deux placés sur des grilles de 3x3 cases.
Nous devions donc nous placer intelligemment pour esquiver les attaques ennemies tout en leur infligeant un max de dégâts en envoyant nos meilleures cartes au bon moment.
C'est nerveux, exigeant, avec une petite histoire sympa derrière, et une manière de revisiter toute la licence Megaman dans un contexte qui était plus proche de notre monde à nous de la même manière que Digimon à la même époque, une bien belle manière de revoir la license des Megaman.

On connaît tous Monster Hunter pour ses jeux où on doit maraver des monstres qui font 5 fois notre taille avec des armes géantes pour nous refaire des nouvelles bottes en peau de cul de dragons, mais saviez vous qu'il existait aussi des JRPG Monster Hunter ?
Monster Hunter Stories était conçu à la base pour les consoles de Nintendo afin d'ouvrir la licence à un public plus jeune, ici on joue pas un Chasseur mais un Rider, dont le rôle est de se lier d'amitié avec les monstres sortant tout juste de l’œuf pour les faire se battre à notre place.
A mi chemin entre Pokémon et Monster Rancher (ah je crois que j'ai entendu des lombaires se faire la malle chez les plus anciens parmi vous), on peut chevaucher nos "Monsties" par monts et par vaux pour trouver toujours plus d’œufs à récupérer pour élever les monstres qui en sortiront, ces derniers se battant pour nous contre les créatures qui oseront nous faire barrage.
Une revisite mignonne de Monster Hunter, accessible aux plus jeunes, mais également aux personnes qui n'ont pas envie de se taper un gameplay qui nécessite des reflexes de Jedi tant certains combats de Monster Hunter peuvent s'avérer rudes pour les non-initiés (comment ça je supporte toujours pas d'affronter ce putain de Rajang et ne veux surtout pas le voir dans MH Wilds Ascendance ?).

Certains parmi vous voient peut être ces sous-licences comme des spin-off oubliables, mais autour du monde, de nombreux joueurs ont découvert ces mêmes licences via ces séries secondaires, ou les préfèrent même aux séries principales.
Et vous savez quoi ? Bah c'est cool, car ça montre aussi que les studios sortent parfois des sentiers battus pour aller s'aventurer vers des genres auxquels on les attend pas, parfois ça foire complet, des fois on arrive sur des succès qui permettent d'ouvrir des licences à d'autres publics, on peut aimer Megaman sans se faire chier avec des sauts au pixel près, Mario sans se taper le routinier 'désolé mais Peach est dans un autre château", ou approcher les Monster Hunter de manière chill en élevant des monstres plutôt qu'en refaisant notre garde-robe après avoir génocidé toute une espèce.
Merci de m'avoir lu jusque là, comme évoqué dans deux précédents articles, ce Blog est un média 100% indépendant, financé et produit par mes propres moyens, si vous appréciez mon travail et souhaitez m'aider, n'hésitez pas à le partager autour de vous, et si vous souhaitez participer financièrement afin de faire vivre ce média, vous pouvez faire un don ponctuel sur mon Liberapay ou bien acheter vos jeux via mon lien affilié Gamesplanet dont un léger pourcentage de ce que vous paierez me sera reversé.