Ces genres qui ont plus ou moins disparus
Mais ont eu un Revival grâce aux indés et aux nostalgiques
Hello les gens !
Il y a quelques semaines, je vous ai parlé de l'informatique et du gaming dans les années 2000, mais en regardant bien, il s'avère que de nombreux genres de jeux qui étaient populaires dans les années 80, 90 et 2000 ont plus ou moins disparu aujourd'hui, même si certains d'entre eux ont eu un sacré revival récent, là où d'autres s'adressent à un public assez niche aujourd'hui mais ne tiennent qu'à un jeu ou une seule licence.

Allé on va commencer par celui qui a eu un revival plus que remarqué avec un de ses représentants qui a été primé partout, je parle des CRPG, ces RPG en vue de dessus présents surtout sur ordi, généralement ultra verbeux au niveau des dialogues, et dont de nombreuses mécaniques se rapprochent énormément du JDR Papier.
Acronyme de Computer RPG, ce genre était à la mode sur la période allant de 1995 à 2005, avec des jeux comme les premiers Baldur's Gate par Bioware, les deux Fallout originels de Black Isle studio, et Planescape Torment, le genre est allé vers plus d'action au milieu des années 2000 et l'ouverture aux consoles, avec des jeux comme KOTOR et Dragon Age Origins, tous les deux par Bioware, avant de plus ou moins sombrer dans le néant pendant quelques années.
On a fini par en voir réapparaître depuis le milieu des années 2010 avec Disco Elysium de ZA/UM, les Pillars of Eternity et Tyranny d'Obsidian, les Solasta de Tactical Adventures, la trilogie Shadowrun de Harebrained, Wasteland 2 et Torment Tides of Numenéra par InXile, les Pathfinder de Owlcat, et bien évidemment les Divinity Original Sin et surtout Baldur's Gate 3 de Larian Studio, qui ont permis de mettre un énorme coup de projecteur sur un genre qui avait au final très peu bougé depuis 2004, tout en lui redonnant un énorme coup de jeune afin de le faire rivaliser avec les AAA du gamer lambda.

Un autre genre qui était pas mal populaire à cette période, c'était les God Game, ces variantes du STR (Stratégie en temps réel), parfois même avec ses propres sous variantes, qui ont grandement été popularisées dans les années 90 par un certain Peter Molyneux (vous voyez quand Sylvain Lyve fait une blague sur Flavio Briatore ? Bah si je devais adapter son humour au mien, ce serait avec Molyneux).
En gros on y incarne une Divinité, bonne ou mauvaise, ça dépend des fois, dans des jeux comme Populous où on guide ceux qui nous prient en changeant le paysage et en nous assurant qu'ils grandissent tout en faisant pleuvoir des calamités sur les "impies", Black and White où on incarne aussi une divinité et où on doit faire des miracles pour que les peuples nous prient et on doit convertir le monde à notre nom pour vaincre Nemesis, ou Dungeon Keeper, ce jeu de construction de Donjon de méchant de JDR où on incarne le mal incarné (et oui c'est un God Game), tous par Bullfrog ou Lionhead, des studios de Peter Molyneux.
Quand Molyneux est parti faire les Fable chez Microsoft avec Lionhead, ce genre a pas mal disparu du paysage, avant qu'on finisse par en retrouver par ci par là, techniquement, Spore de Maxis (les papa des Sims) en est un, From Dust de Eric Chahi en était également un, mais le vrai revival des God Game est arrivé avec la licence Dungeons de Kalypso Media qui parodie encore plus les poncifs du JDR que ne pouvait le faire Dungeon Keeper, et Molyneux revient à ses premiers amours avec son prochain jeu Masters of Albion, un God Game dans l'univers de Fable.

Justement parlons un peu STR, pourriez vous me citer un STR sorti ces 10 dernières années sans regarder votre bibliothèque Steam et qui n'est ni une suite ni un remake ? Non ? C'est normal, le genre était représenté pendant des années par des piliers comme Dawn of War, Age of Empire, Warcraft et Starcraft, et évidemment les Command and Conquer et ses spin-off les Red Alert (citez moi un joueur des années 90 qui n'a jamais chanté de bon coeur la Soviet March de Red Alert 3).
Malheureusement ce genre n'a jamais réellement trop su se renouveler non plus, des tentatives ont été faites lors de l'émergence des MOBA qui sont une variante des STR (coucou DoTA), mais en dehors de la scène Esport avec certains jeux, le genre a totalement disparu pendant des années.
Je relève cependant qu'il est en train de voir un revival grâce à des gros nostalgiques dans mon genre, outre la sortie prochaine de Dawn of War 4 qui sera une vraie zinzinades quand il aura toutes les factions, le STR Dieselpunk Iron Harvest a déjà su ramener le STR sur le devant de la scène, Stormgate (qui était sorti en EA le jour de mes 30 ans) tente de se la jouer Starcraft 3 mais en voulant direct aller vers l'esport s'est malheureusement cassé la gueule malgré un potentiel plus que présent, et les fans de C&C pourront se lâcher sur Tempest Rising qui en reprend parfaitement le gameplay (et est dans le Humble Monthly de Mars si jamais).
Désolé j'étais obligé de la mettre
J'espère que vous vous souvenez des Tycoon Games, ces dérivés du City Builder où on doit gérer un truc précis au lieu d'une ville, on le construit, on l'aménage, on le fait grandir, beaucoup d'entre nous ont grandi avec des jeux comme Zoo Tycoon, Roller Coaster Tycoon et Theme Hospital, avant de se retrouver sans rien pendant des années.
Ces simulations économiques ont eu un gros passage à vide durant la seconde moitié des années 2000, les joueurs et studios lui préférant les City Builder et d'autres genres "nouveaux" avec l'émergence du dématérialisé et du jeu en ligne.
Mais pareil que les autres exemples que j'ai donné, les gros nostalgiques de cette époque ont su faire revivre le genre depuis quelques années avec des jeux qui sont aujourd'hui des cartons absolus, comme Planet Coaster, Planet Zoo, F1 Manager, Prison Architect, et la série des Two Point avec Two Point Museum, Two Point Campus, et bien évidemment Two Point Hospital.

Allé un dernier qu'on est actuellement en train de regarder crever, les MMORPG, ces jeux de rôle massivement multijoueurs dans des univers persistants, c'est un genre qui existe depuis la fin des années 90 avec des jeux comme Ultima Online, Dark Age of Camelot et Everquest.
Il a connu son âge d'or sur la période allant de 2005 à 2015 avec des piliers qui ont quasi tous disparu aujourd'hui ou sont sous perfusion constante, comme Dofus et Wakfu de chez Ankama, World of Warcraft que je ne vous présente plus, FF XIV qui est son seul vrai concurrent, Guild Wars, Elder Scrolls Online (le plus récent de la liste) ou Star Wars The Old Republic.
Les cause de cette chute actuelle du MMO sont multiples, on pourrait dire qu'il y en a pas mal, mais je me rappelle d'une période où tous les mois un nouveau MMO sortait, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui, déjà les joueurs n'ont plus envie de mettre autant de temps qu'avant dans un seul jeu aussi chronophage, pour les joueurs en Guilde c'est un miracle aujourd'hui de réussir à mettre en place un Calendrier de Raids, car en vérité le public des MMO est vieillissant, les joueurs de la Gen Z et Alpha lui préférant des jeux plus "rapides" comme les MOBA (même si le genre se casse aussi la gueule) ou les Battle Royale, donc doivent gérer une vie de famille et/ou le taff, mais aussi, avec l'explosion du dématérialisé, on a tous désormais des ludothèques regroupant des centaines de jeux, et donc se concentrer juste sur un MMO en 2026, tout le monde s'accorde pour dire que c'est dommage.

Le jeu vidéo, comme le Musique, la Littérature et le Cinéma, est un art, qui plus est un art ludique, où plutôt que d'être simple "spectateur", on est aussi "acteur" de l'histoire qu'on vit dans le jeu, et comme tous les arts, il est soumis aux aléas de son époque.
Dans les autres arts, on a vu des courants apparaître et disparaître, au même titre qu'au cinéma on a plus trop de Western, en musique je trouve plus trop la vibe electro qu'on retrouvait dans les années 90, en littérature je me souviens de certains Romans de SF Dystopiques qui m'ont pas mal fait vibré dans les années 2000 comme Virus L.I.V. 3 et dont je retrouve pas tant d'héritiers aujourd'hui.
Les modes ça va ça vient, mais on peut reconnaître une chose, c'est que le dématéralisé a apporté plusieurs choses au jeu-vidéo malgré tous les reproches que je peux lui faire, il a permis de grandement faciliter les moyens de développement et de diffusion des jeux, les rendant accessibles à tout un chacun, et donc permettant aux nostalgiques de faire revivre les licences ou genres de jeux de leur jeunesse avec des jeux qui en reprennent tous les codes tout en étant adaptés à nos supports modernes.
